dimanche 25 octobre 2009

Nouvelles du front

Dans le désordre :
- Mes pillules pour "troubles du sommeil et nervosité" sont mortes avant l'heure. Comme ça, du jour au lendemain et sans prévenir, une odeur nauséabonde m'a agressé les narines en ouvrant la boite. C'est pourtant marqué novembre 2009 là dessous, ça m'apprendra à prendre des trucs aux plantes, je me suis bien méfiée pourtant quand j'ai lu passiflore dans les ingrédients, ça me donne l'impression d'avaler des bouts de pokemons... Enfin avec tout ça les soirs où j'ai du mal à trouver le sommeil... bah je dors pas et puis voilà. Un p'tit tour à la pharmacie s'impose...
- J'ai testé la protection anti pluie, petit tablier qui s'accroche sur le devant de mon scooter et me recouvre les jambes m'évitant d'arriver au boulot trempée et puant le chien mouillé. Le fait de s'arrêter près d'une supérette sur le chemin pour accrocher les deux scratch que j'avais oublié ne faisait pas partie du programme, mais faut dire ce qui est, j'ai eu l'air très classe pendant cent mètres à me la jouer raie manta avec le truc qui volait sur les côtés...
- Mon chat kiffe la baignoire, depuis qu'on en a une, elle squatte la salle de bain 24/24h.
- J'ai appris qu'on a peut être un compteur pour le gaz. Le paternel me disait de prendre rendez vous pour en poser un, finalement, quand le mec est venu pour relever le compteur d'électricité hier, il m'a parlé du compteur du gaz, alors soi, il n'a pas ouvert la boite, mais pense qu'il y en a un dedans et tout va bien, soit il l'a bien ouvert, il a bien vu le compteur et tous les bains brulants que j'ai pris persuadée de n'avoir rien à payer vont soudain me revenir dans la figure dans une prochaine facture...
- J'ai découvert l'application ocarina sur l'iphone. Je me prends pour Link dans Zelda et je flutonne à tout va.
- Je hais les sièges de la fac, le concepteur de ces instruments de torture devait certainement bosser sur un projet de camps de concentration pour obèses, il y a une telle place entre la tablette et le dossier du siège que c'est comme être assise sur un tabouret pendant 8 heures. J'ai le dos en compote et bientôt des bleus aux fesses à force de me débattre...

vendredi 23 octobre 2009

La France conne

Je suppose que vous connaissez tous le site VDM (Vie De Merde), mais peut-être que vous êtes moins nombreux à lire la partie "modération" du site. Moi j'en suis une adepte.
Si VDM est un site fait concrètement pour être drôle, la partie modération du site a surtout pour tâche principale de valoriser votre égo. bon, ce n'est certainement pas le but principal, mais disons qu'on y a des perles incroyables de connerie humaine à l'état brut et que la réaction naturelle à ça est de se dire "il est clair qu'il y a un paquet de gens plus con que moi" d'où par renforcement une pensée type "je suis intelligent".
Le site VDM dans son entier : un remède à la sous-estime de soi et aux baisses de moral.
Là où je dis qu'on arrive à penser" il y a des gens plus cons que moi", c'est que je suis persuadée que vous avez compris, ou comprendrez le but du site en trente secondes, et que vous assimilerez quelques principes de base :
- Votre VDM doit être drôle. "Aujourd'hui mon chat est mort et mon père m'a violé quand j'avais cinq ans" n'apparaitra pas de façon certaine sur le site. En deux secondes vous pouvez comprendre que le but c'est de rire du malheur d'autrui (rien de sadique là dedans puisque la personne malheureuse est celle qui poste l'anecdote donc elle est assez évoluée pour rire de son malheur avec vous)
- Vous êtes sur un site publique, donc les VDM du type "Aujourd'hui malgré mes insignes nazies un black s'est assis à côté de moi dans le bus" et autres discriminations du genre, peu flatteuse pour l'image du site qui risque de se voir fermer dès qu'une plainte sera portée, risque visiblement de passer à la trappe aussi.
Deux notions déjà que pas mal de gens ne comprennent pas, et à ça s'ajoute une catégorie de gens suffisemment cons pour être au bord du suicide pour rien "Aujourd'hui, Kevin le + bo mel 2 classe et a lu le texto de Pierre-Yves ki di kil m'aime, mnt je pouré pas sortir avec Kévin je ve mourrir !"
Je vous sens un peun sceptique alors je vous donne quelques véritables exemples que je vais chercher aujourd'hui même :
-"Aujourd'hui on m'a pris pour un gay, VDM" --> le mec de base qui n'a pas compris que si son anecdote passait il se ferait démonter en moins de deux et déclaré homophobe sur la place publique
-"Aujourd'hui j'ai quitté mon ex car elle voulait une longue relations,une semaine plus tard je rencontre ma nouvelle copine qui aimerai une relation pas trop sérieuse,mais me quitte car je voulé qu'elle devienne sérieuse et elle m'a quitté,je recontacte mon ex,elle veut plus de moi...VDM" --> boulet les mecs comme toi on les pend dans certains pays j'en suis presque sûre !
-"aujourd'hui mon copain ma offert ( le sexe pour les nul ) on n'a mm pas encore coucher ensemble" --> Une conne qui ne comprend pas une demande pourtant très explicite là...
- "Aujourd'hui mon chéri me dit qu'il ne peut pas me voir a la sortie de mes cours car il a des courses a faire. J'acquiesce .. un peu dégoutée. A la sortie des amphi, je le vois un peu plus bas dans la fac en train d'embrasser une fille ... c'était ça ses courses ??? !! VDM" --> et tu crois vraiment qu'on en a quelque chose a carrer ?!?
Bref je ne sais pas pour vous, mais je me dis "au moins j'ai l'intelligence de ne rien poster", ça me fait me sentir un peu au dessus de la moyenne...

vendredi 16 octobre 2009

Fuck loi de Murphy

Vous connaissez les lois de Murphy ? C'est le principe de l'emmerdement maximal, le complot de l'univers connu et inconnu. C'est la loi qui fait toujours tomber la tartine du côté de la confiture, qui dit que si quelque chose peut mal tourner, il y aura toujours un moment où ça tournera mal...
Le principe de la loi de Murphy, par exemple, s'acharne généralement sur moi quand je suis au supermarché. Parce que systématiquement, quelque soit la caisse que je veux prendre, même si c'est celle qui a la queue la plus courte, je vais, franchement c'est un phénomène métaphysiquement inexpliqué, tomber derrière la mamie qui n'a pas assez d'argent, le mec qui a oublié de peser ses tomates (mais ça arrive a des gens très bien je sais de quoi je parle), le prix du DVD qui ne passe pas, le changement de caissière... A tous les coups j'y ai le droit et je louche sur les panneaux "Plus de deux personnes devant vous ? Demandez l'ouverture d'une caisse supplémentaire si nous n'y parvenons pas dans les 8 minutes, nous vous offrons 5 euros en bon de réduction" en me disant que franchement ils sont loin, très loin de comprendre l'étendue du problème...
La loi de Murphy a encore frappé hier soir dans la soirée. J'avais pris une journée au restaurant pour aller voir le concert de coeur de pirate à l'aéronef.
Jusqu'ici tout va bien, je vais entendre quelque chose que j'aime beaucoup et qui sied parfaitement à mes oreilles, il fallait donc qu'un élément entre en piste pour venir tout foutre en l'air ou du moins passer un petit nuage gris sur une soirée ensoleillée (tu parles il faisait 4 degrès dehors et j'avais juste un tee shirt sous mon manteau, le mode barbare des plaines du nord, plus jamais !)
La première partie pouvait passer comme un élément perturbateur, notre artiste étant de celui qui vous fait voir la vie d'un nouvel angle : "merde si ce mec arrive a être payé pour ça, je peux réellement devenir une rock star !", même si la veste léopard a plus à mes compagnons d'infortune, cet homme et moi avions visiblement des goût différents et matière... de tout.
Mais je ne me suis pas méfiée. La première partie craignant, regarder la scène n'était pas indispensable (non je m'amusais à descendre le chanteur avec l'application pistolet de l'iphone à la place), c'est quand coeur de pirate a été sur scène que je me suis rendue compte de l'horreur : j'étais cernée !
Des grands ! Non pas un, non pas deux... Trois grands pile dans mon champs de vision ! Car voilà loi de Murphy oblige, à un concert, on se retrouve TOUJOURS derrière un mec plus grand que soi dont l'énorme tête se retrouve toujours à prendre la place la plus importante de la scène, là où le chanteur va tout le temps. Et quand la chanteuse en question chante derrière un piano, autant dire qu'il n'y a pas beaucoup d'espoir de la voir bouger sur scène...
Au bout d'une heure et demie d'attente, quand ta artiste adoré arrive enfin sur scène, il s'avère impossible pour toi de le voir, et si avec un grand on se débrouillen avec trois, les possibilités de mouvements d'esquive sur le côté étaient à oublier.
En plus les grands, il bougeaient. Alors parfois je voyais clignotais la scène. Entre deux mouvements de tête de ces abrutis, la petite frimousse de la chanteuse se retrouvais dans un petit espace libre, puis plus, puis à nouveau et finalement de nouveau plus.
J'ai cru trouver la solution en tenant comme je le pouvais en équilibre sur la pointe des pieds, ce qui a présenté très vite le désavantage de me bousiller les pieds comme jamais... Le tout s'ajoutant à deux heures de trépignement sur place m'ayant pas mal âbimé le dos, j'en suis venue à la conclusion ultime, et j'espère qu'un magnat de la musique passera pas là, que quitte à se bousiller le corps de la sorte, autant nous permettre de voir un minimum, le fait d'être penché nous occasionnera peut être une doueur supplémentaire au niveau des lombaires mais franchement, pourquoi l'industrie du cinéma a compris qu'il fallait que le sol soit doucement en pente du fond de la salle vers l'écran, et pas les salles de spectacles de musique ?!?
... Ou alors faire un tri à l'entrée et classer les gens en fonction de leur taille...

Fatigue extrême

C'est à ce moment là que je me dis que je vais devoir faire un choix...
La petite Valentine catapultée dans le monde des demis-travailleurs-demis-étudiants a un peu de mal à tout gérer...
A priori j'ai 21 heures de cours par semaine, on enlève un cours par-ci par là auquel je n'irai jamais de l'année de façon sûre, et on ajoute 20 heures hebdomadaires au restaurant, comptant finalement comme une trentaine (le temps d'attendre pour commencer, le temps d'attendre pour manger à la fin du service...) et on se retrouve avec des horaires de travail à faire défiler le moindre syndicat dans les rues...
Sauf qu'il s'agit de moi. Alors bien entendu il n'est pas question de faire impasse sur les cours, même si je suis parfois "obligée" d'en louper parce que je suis trop fatiguée pour entendre le réveil... Il serait donc logique de ralentir le rythme au restaurant, sauf que la petite Valentine s'est habituée à avoir une certaine somme qui tombe à la fin du mois, et qu'elle a maintenant un prêt à rembourser, qu'elle apprécie le fait qu'acheter des bouquins ne signifie pas pour autant bouffer des pâtes pendant une semaine...
Et puis clairement, on prévoit des petites vacances à New York pour février avec des amies et je dois mettre encore un peu d'argent de côté pour descendre la 5ème avenue ! (au passage le blog du voyage a changé d'adresse et maintenant il raconte TOUS les voyages : http://unptittouretpuissenva.blogspot.com)
En clair je n'ai envie de faire impasse sur rien. Alors je fatigue. Vraiment je m'épuise comme une dingue, je me rends compte que je n'ai pas une constitution de super caïd et que le fait de pouvoir remonter des caisses de 15 kg de la cave ne suffit pas pour rentrer dans la cour des grands.
Le pire c'est qu'à côté de ça quand on m'entend parler, je veux peindre, je veux apprendre le violon, me remettre au piano, écrire la fin de mon roman... Tu parles Charles !
Une fois à la maison je n'ai qu'une envie : faire une sièste. Sauf que c'est sans compter sur mon légendaire manque de sommeil...
En bref une situation un peu bouchée de tous les côtés. J'aurai mon année, j'aurai mon argent, reste à voir si je vais réussir à garder la santé...
En tout cas New York est une notion abstraite qui me trotte dans la tête et qui sonne comme un petit paradis. Une semaine "ailleurs", sans fac, sans restaurant (merci les congés payés) et à parler anglais ! Le rêve !
le truc du moment : "vivement..."

mardi 6 octobre 2009

Téléphophobie

J'ai appris aujourd'hui que selon une étude 40% des gens souffraient d'une phobie du téléphone.
Je me suis sentie vachement moins seule d'un seul coup. Quarante pourcent, ça fait un paquet de gens ! Bien entendu je me dis que la majeure partie de ces gens là doivent être des petits vieillards rabougris qui ne savent, en réalité, comment utiliser cette technologie et que les gens de ma génération doivent être peu nombreux à flipper dès qu'il faut passer un coup de fil.
En fait la seule personne que je connaisse qui soit comme moi, c'est Gaelle. On est un couple de pétochardes du coup de fil, c'est comme ça... c'est une bataille incessante quand il s'agit de commander une pizza pour savoir qui osera prendre le combiné, mais là où c'est le plus handicapant c'est quand il faut appeler une "institution", un truc officiel, genre là par exemple, exemple flagrant avec GDF, ou le plombier. Alors j'essaie d'envoyer des mails autant que possible et s'il faut vraiment appeler alors je repporte à plus tard. Je peux comme ça me passer d'un truc vital pendant un temps immémorial simplement parce que je flippe de passer un coup de fil !
C'est une peur totalement absurde, je ne sais même pas expliquer ce qui me fait réellement peur, je pense être capable de tenir une discussion, je ne suis pas quelqu'un de si timide, mais voilà une fois que je compose le numéro et que j'entends les bips caractéristiques de l'attente dans mon oreille je perds tous mes moyens.
Pour que j'appelle quelqu'un que je connais, il faut que je commence a bien le connaître, ça ne pose pas de problème avec une poignée de gens, dont mes parents, ma petite amie et une poignée d'amis proches, le reste est exclu de toute ma vie téléphonique.
C'est un peu différent quand on m'appelle. Je ne réponds pas souvent, tout le monde pourra être d'accord sur ce point, mais ça m'arrive toute fois. Les appels en numéro inconnus étant rayés de la liste des appels que je prends. Numéro inconnu ne désignant pas exactement les numéro masqués, mais tout numéro inconnu à mon répertoire...
C'est certainement pour cette raison que je suis heureuse d'avoir l'iphone et que je redeviens soudain une accro du téléphone : en réalité je ne m'en sers pas pour téléphoner.
Non, je vais voir mes mails, je regarde mes recettes de cuisine, je regarde mes salles de cinéma pour me programmer une petite scéance, je claque des bulles, je fais du sabre jedi...
Ce que je fais le plus qui peut ressembler à l'utilisation d'un téléphone c'est eventuellement harceler Jen de texto, mais bon, c'est elle qui le cherche aussi, et appeler Gaelle quand elle écoute une série a fond et qu'elle ne m'entends pas hurler dans l'escalier...

Remu-Meninges...